Trier ma vie
Récemment, j'ai trié mon ordinateur. Je suis retombée sur des pépites de 2004, du temps où M. et moi étions amies.
Où nous commençions à l'être en fait. J'ai rouvert un document, cela m'a fait bizarre.
Je n'ai pas osé rouvrir les conversations msn, j'ai préféré tout détruire, sauf ce document là. Parce que no matter what, lui compte.
Ca m'a fait bizarre. Je suis prise en ce moment d'une grande "envie" de ranger, je trie, je range, je jette. Il me reste encore à attaquer la partie scolaire, vider plus de 5 ans de cours mais là je crois que je n'ai pas encore le courage.
J'ai déjà tellement trié et jeté. Il faut que je trouve le temps de me débarasser de vieux livres, qui s'empilent et qui ne servent à rien.
Je n'ai le temps de rien faire, alors que, ma vie n'est pas trépidente.
Et bonne année
Je viens de retrouver mon billet sur les bonnes résolutions 2011, mes prédictions n'étaient pas infondées tiens. Bon même si en soit cela était des objectifs, autant faire le bilan :
Voyager, partir en week-end en Europe. ✔ J'ai été très efficace sur ce plan là, je suis partie 7 fois en un an !
Trouver un mec [okay ce n'est pas un objectif en soi mais plutôt un souhait] ✖ Oui alors je me suis un peu amusée, cela a été moins pire que 2010 mais c'est toujours pas ça
Retrouver un peu de motivation par rapport au boulot car là je n'en ai AUCUNE et je fais bourde sur bourde. × Mitigé, cela a vraiment dépendu des mois.
Cette année, j'ai tenté de prendre de bonnes résolutions, qui soient réalistes.
On en parlait hier avec des amies et une disait que chaque année avant le 31 elle les notait pour pouvoir les relire et voir si elles les a vraiment accompli.
Ce qui m'a donné l'envie de faire de même.
Donc voilà ce que je voudrai faire/accomplir en 2012 :
- Apprendre photoshop, me motiver pour apprendre surtout, tenter de faire des montages etc...
- Ouvrir un blog "public" avec une vraie thématique et pas seulement un déballage privé de mes sentiments. Le monter de mes mains, genre acheter un nom de domaine etc... Bref, ce projet n'est pas encore sûr, car il faut que je murisse l'idée de blog, voir si elle est viable. Car je ne veux pas en monter un, pour l'abandonner au bout d'un mois car il n'est pas viable.
- Faire un voyage en Asie. Pour aller y voir des gens qui sont là-bas. Je n'ai pas encore choisi la destination mais au moins je sais que j'ai envie d'aller là-bas. Sûrement y retrouver mon homonyme.
- Repartir en Europe voir les amis que je n'ai pas vu (Allemagne...) ou ceux que j'ai déjà vu (Pays-Bas, pays de l'Est)
- Et enfin, celle dont je ne suis plus sûre, partir du cocon familial. La fin d'année ayant été très éprouvante psychologiquement, moi qui me pensait prête à partir je ne le sais plus du tout. J'ai des choix à faire et je ne sais pas encore ce que je vais faire. J'ai tout mon temps, certes, on ne me met pas à la porte. Mais l'année dernière, en septembre, je m'étais fait la promesse qu'en septembre de l'année suivante, je serai dans mon chez moi. Et actuellement, je ne sais pas si je suis prête à vivre seule, chose étrange pour moi, qui me suis toujours sentie farouchement indépendante.
On verra bien ce que 2012 donnera, j'espère juste que cela sera mieux que 2011.
Fuck
3 mois déjà.
Noël a été dur sans elle. Maman a dit que l'hiver serait froid sans elle, les températures ne sont pas au plus bas mais pourtant elle a bien raison. Je suis retournée chez elle, je n'y étais pas allée depuis l'enterrement, rien n'a bougé, c'est comme si elle était encore là. Et il faut commencer à ranger et ça c'est vraiment dur. Elle me manque toujours autant.
Des fois, dans le métro ou dans la rue, je sens les larmes monter, et je ne peux pas lutter contre. Je dois juste attendre que ça passe et pas fondre en larmes. Paraît qu'avec le temps ça va mieux, moi j'ai pas l'impression. Parce qu'avec le temps, je me rends compte à quel point elle me manque et à quelle point je l'aime.
L'autre jour au boulot, à midi on parlait d'un collègue qui vient de perdre un de ses grands parents, un autre a dit "quand je vais perdre les miens, ça sera horrible", il a 8 ans de plus que moi, il ne se rend pas compte de la chance qu'il a d'avoir eu ce temps en plus et j'ai pas osé lui dire (pour éviter de plomber l'ambiance) qu'il sait même pas à quel point c'est horrible. J'étais pas bien, j'ai attendu que le sujet passe, mais j'avoue que j'étais à deux doigts de demander à changer de sujet. J'ai fait comme si de rien était. Après tout, c'était il y a 3 mois, ils ont déjà oublié eux.
Je me suis rendue compte que
J'ai revu M. hier. On avait une soirée en commun. J'ai passé une excellente soirée avec les autres gens, on a un peu parlé, elle n'a pas avancé, elle est toujours coincée. Ca me fait bizarre, de savoir qu'on a le même âge mais pas les mêmes perspectives. Ca fait quasiment 2 ans que je bosse (et j'aime mon job) et elle est coincée en job étudiant tout en voulant reprendre la fac sans savoir quoi y faire.
Et je me suis rendue compte que, finalement, si nous ne sommes plus amies, c'est tout simplement parce que nous avons pris des chemins différents et qu'elle a été la première à s'en rendre compte. J'ai été idiote de croire que ça serait "pour toujours" alors que nous sommes différentes.
Au moins, maintenant ça ne me fait plus bizarre de la voir. Juste une distance, parce que même, si on aimerait savoir comment va l'autre etc, on a plus grand chose en commun.
Quand je suis partie, elle m'a dit "à bientôt" je n'y crois pas une seule seconde. Il faudra encore un de ses évènements random pour qu'on se recroise. Et de la recroiser ou non, je m'en fiche maintenant.
Je vous avais dit que ?
Ca fait une éternité que j'ai pas parlé de M. ici. Tout simplement parce que y'avait rien à dire à son sujet.
Sauf que. Récemment j'ai reçu un énorme paquet, avec une écriture ressemblant fortement à la sienne. J'avais une amie à la maison ce soir là. J'étais entre l'envie de l'ouvrir tout de suite devant elle tellement ça me chiffonnait et attendre parce que si c'était réellement de M., wala quoi.
J'ai choisi la première option, parce que je ne suis pas patiente.
J'avoue, mon coeur s'est emballé à l'ouverture. Au final, c'était tout sauf elle, c'était des papiers à la con pour une assurance à la con (ma vie est passionnante). Mais l'écriture était tellement similaire. Enfin dans mes souvenirs. J'aurai pu pousser le vice à comparer avec une vieille carte postale de sa part mais j'ai préféré juste jeter l'enveloppe. Parce que je ne vais pas alimenter mes névroses non plus.
Juste que ça m'a fait vraiment très bizarre.
Voilà, c'était l'instant M.
J'aime pas ça
J'aime pas quand je me sens faible et vulnérable.
J'aime pas quand je ne peux contrôler mes larmes. Tout simplement parce que quand c'est à propos d'elle je ne peux pas. J'ai beau essayer, je ne peux pas.
Je l'aime tellement. J'ai vraiment l'impression qu'on m'a arraché mon coeur, qu'on me l'a piétiné en mille morceaux, qu'on a pris et gardé un des minuscules morceaux, pour me rendre le reste et me dire "démerde toi avec le reste, tu pourras toujours tenter de le reconstruire, ça marchera jamais pareil".
Il faut du temps il parait. Je n'ai jamais été patiente, ce n'est point ma qualité maîtresse.
Et quand on me dit ça, j'ai l'impression qu'on me sort une phrase toute faite. Parce que ça fait tellement mal, que parfois j'aimerai juste ne rien ressentir. Comme ça, je serai forte et non pas faible, comme cela, je pourrai être aussi forte qu'elle l'a été durant toute sa vie, parce que malgré son grand coeur, avec toutes les épreuves qu'elle a subi, elle reste la personne la plus forte que je n'ai jamais connu.
Parfois je me dis, que j'aurai aimé moins la connaître, parce qu'au final, ça m'aurait fait moins mal et d'un autre côté, je suis jalouse des personnes qui ont pu plus la connaître, parce que, tout simplement c'était quelqu'un de formidable. C'est paradoxal, pas forcément facile à expliquer mais c'est juste ce que je ressens.
Ca fait plus de deux mois et j'ai l'impression que c'était hier.
The one that got away
Hier j'ai craqué. J'en suis pas fière. Je sais pas comment c'est venu dans la conversation au bureau mais ça a parlé de grand mère, de quelqu'un qui disait qu'un de ses potes avait perdu la sienne. Et là, les larmes me montent aux yeux. J'essaye de les contenir comme je peux mais j'y arrive pas vraiment. Alors je pars la tête haute, pleurer aux toilettes, silencieusement. J'essaye tant bien de cacher le résultat et vu que je ne suis toujours pas calmée, j'ai du partir (heureusement c'était la fin de journée) pour mieux craquer dans la rue et chez moi.
Ma mère rentre, je pensais être calmée, mais non, je re fonds en larmes dans ses bras.
Je m'en veux d'avoir craqué, même si je n'ai pas vraiment montré au bureau, ils ont bien vu que ça n'allait pas et surtout ça ne se fait pas de partir comme ça, même s'ils sont cools, je m'en veux de ne pas avoir été professionnelle.
Du coup, depuis hier j'écoute des choses niaises, du Katy Perry et du Taylor Swift (oui oui). Et ça m'apaise. Mais je m'en veux toujours, je suis toujours en colère contre moi.
Draft shit
Je viens d'écrire quelque chose qui n'est pas publié, tout simplement parce que je ne sais pas ce que c'est. Tant que je n'arrive pas à définir ça, je ne pourrai pas en parler. Quand bien même, j'aurai peur qu'on tombe dessus. Ca parle boulot c'est donc difficile. Car après tout, même si ce blog est intime, que mes états d'âmes sont lus par des inconnus, tout le monde est un inconnu sur la toile et il se pourrait bien que l'un de soit quelqu'un que je connaisse. Je ne serai pas dans la merde dans ce cas. C'est assez paradoxale et d'un côté ça me définit pas mal, le fait de faire un blog où j'écris des choses très personnelles, bien plus personnelles que ce que je ne dirai jamais et qu'au fond je veuille qu'il soit "vu" mais pas trop.
Je suis conne parfois, ce blog est sûrement une connerie.
Un jour, je prendrai le temps de sauver tous mes articles et de supprimer ce blog. Il faut arrêter les petits cailloux. Je me retiens, enfin j'essaye de changer la manière dont j'écris, mes petits tics, de peur d'être découverte.
Enfin bon.
En ce moment tout est difficile. J'ai un sursaut de conscience au boulot, il va falloir que je me donne un sacré coup de pied jusqu'à la fin de l'année, arrêter d'être ailleurs même si c'est dur.
J'ai recommencé récemment à prendre des médocs, une belle crise. Enfin que quelques uns, je ne suis pas allée chez le médecin pour avoir une ordonnance, juste j'ai ma plaquette sur moi au cas où. Et ma plaquette s'est pas mal dilapidée car il y a eu pas mal d'au cas où récemment. J'en ai marre d'être toute cassée. Mon foutu genou qui fait des siennes, j'ai l'impression d'avoir 80 ans. Même si parfois je me demande si je les atteindrai. On verra bien, celle que j'aimais tant ne pensait pas arriver à un âge aussi avancé et pourtant. Elle l'a fait.
Et elle me manque toujours autant. J'ai envie qu'elle soit là. J'ai envie qu'elle soit fière de moi. Même si elle me voyait en ce moment elle ne serait pas très fière, je ne suis pas à la dérive mais je n'en suis pas bien loin. Je n'ai jamais été une fille à faire des conneries, toujours très sage. Pas fumé ou presque, jamais touché à la drogue, jamais envoyé en l'air avec n'importe qui, mon seul "vice" c'est l'alcool et encore. Hormis samedi dernier j'ai pas eu de consommation excessive dernièrement.
Parler des choses avec ceux qui savent
On parlait ce soir, en dinant entre copines de London.
Comme moi A. a vécu à Londres. Comme moi, elle y est retournée ce mois-ci, avec quelqu'un qui ne connaissait pas Londres. Et on a eu à peu près les mêmes impressions.
Même si son week-end fut bien pire (vraiment celui avec qui elle est partie est un plouc fini, mais bref), même si j'ai adoré mon week-end là bas, c'était au final assez frustrant d'y être avec quelqu'un qui ne connaît pas ou peu et veut faire des choses assez basiques. J'aurai aimé faire plus de choses, mais on a beaucoup fait les magasins (ma CB me fait d'ailleurs la tronche) ce qui nous a fatigué le samedi et donc nous a empêché de sortir le soir (frustration, frustration). Bref c'était bien mais comme dit A., la prochaine fois, il faut repartir avec quelqu'un qui connaît la ville.
Je partirai sûrement avec quelqu'un avec qui j'étais là bas, comme ça, je n'aurai aucune (enfin j'espère) mauvaise surprise ou faux espoir.
Sinon ? Samedi, énorme cuite, bien dans les règles, j'ai été malade dans la rue (mais après ça allait mieux et le dimanche matin j'étais même pas mal...) je n'ai pas tous les souvenirs de la soirée (logique) mais c'était bien. Sauf que j'ai pleuré à un moment quand un ami a commencé à parler d'une proche qu'il avait perdu en même temps que moi (et la même), il en parlait sans larmes ou quoique ce soit, et moi j'ai juste fondu en larmes. Il ne savait pas pour moi, il était gêné, les deux autres savaient. Et puis après on a parlé d'autres choses et j'ai continué à picoler (d'où l'état de mon foie plus tard). C'était bizarre. Y'a eu un espèce de flottement. Je l'ai presque envié de le prendre si "bien". Même si à mon avis il doit refouler pas mal de choses.
J'aimerai tant. Je suis juste une bombe émotionnelle qui manque d'exploser. J'ai encore failli fondre en larmes hier au bureau. J'étais pas loin mais je l'ai pas fait. Thanks God, même s'ils sont indulgents avec moi je sais que j'abuse. Je ne suis pas ou peu concentrée, elle est toute la journée ou presque dans ma tête. Dès que j'ai une minute de libre, elle est là.
Evidemment, c'est le soir que c'est le plus dur. Souvent dans mon lit, je fonds en larmes et je ne peux plus m'arrêter. Et je m'endors, épuisée.
Bref, c'est dur, je dois être forte mais je ne sais simplement pas comment faire. Comme dit précédent, j'ai vraiment l'impression que depuis, une partie de ma force est partie avec un morceau de mon coeur.
J'espère juste ne pas faire trop de bêtises, car je sais que je pourrai en faire et ce n'est pas parce que je suis messed-up (je n'arrive pas à trouver le mot qui convient en français, l'anglais va mieux à mon état apparemment), que je peux me permettre de faire des bêtises. J'ai un boulot à faire, il y a beaucoup, des choses à prouver et je dois montrer que malgré tout, je sais faire la part des choses et sais être professionnelle.
It was so good
En arrivant là bas, je me suis sentie bien. Juste bien. Et ça ne m'était pas arrivé depuis des lustres.
Le w-e est passé à une vitesse folle. J'ai fait plein de choses, surtout manger (dieu que la bouffe anglaise m'avait manqué, ses fast foods, ses candy bar, bref la vraie bouffe quoi), et j'ai fait du shopping.
Bref, un week-end super, épuisant.
Et puis je suis rentrée. Et puis je n'ai toujours pas remis ma montre à l'heure française. Et puis dimanche soir, j'ai pleuré dans mon lit, parce que j'étais pas bien, que je voulais pas quitter LDN et aussi parce que j'ai ressenti le manque, ce manque qui ne m'a presque pas assailli ce week-end, ce manque depuis qu'elle n'est plus là. Et évidemment, les larmes qui viennent quand j'en parle. Parce que ça fait trop mal.
Alors oui c'était génial, oui je veux y retourner très vite, mais j'effacerai tout pour pouvoir avoir pu passer ces 2 jours avec elle, plutôt que là bas.
Pourtant qu'est-ce que j'aime cette ville.

